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La Municipalité et la paroisse de Saint-Fulgence doivent leur nom à Fulgence, un nord-africain né en l'an 468
à Telepte (aujourd'hui en Tunisie). Issu d'une lignée de sénateurs de Carthage, il décide de se faire moine. Au cours de ses voyages, il fonde des monastères. Il est nommé évêque de Ruspe, en Tunisie. Exilés avec d'autres évêques africains, il se met à écrire des traités défendant la foi catholique.
C'était un théologien de l'école de Saint-Augustin, le plus célèbre des Pères de l'Église latine.
Dans les dernières années de sa vie, Roger Bouchard s'était lié d'amitié avec l'abbé Dominique Racine, celui-là même qui devint évêque du diocèse de Chicoutimi. Les deux hommes partageaient un même passion pour la chasse et la pêche. C'est à l'occasion de leurs nombreuses rencontres que l'abbé Racine convainc Roger Bouchard de revenir à la pratique de la religion. On se souviendra des nombreux démêlés judiciaires que Roger Bouchard avait eu avec son curé de Baie Saint-Paul, démêlés qui l'avait conduit alors à délaisser la religion. Très malade, en 1871 Roger Bouchard quitte l'Anse-à-Peltier et s'installe au village de Saint-Fulgence où il vit avec la famille de Dominique Gagnon. Jusqu'à sa mort, l'abbé Racine lui apporta la communion chaque semaine. Il meurt à l'âge de 77 ans le 8 février 1872 au village de Saint-Fulgence (et non à l'Anse-à-Peltier tel qu'indiqué, sur le site de la Municipalité, au paragraphe intitulé l'organisation municipale). Sa dépouille a été inhumé au cimetière de la paroisse de Saint-Fulgence, lequel était alors adjacent à l'église. Ce cimetière a été déménagé plus tard de l'autre côté du chemin. Nous n'avons aucune indication où se trouve l'endroit précis de sa tombe, le temps ayant fait disparaître tous vestiges de sa tombe.
Signalons enfin que l'Anse-à Peltier doit son nom à Nicolas Peltier (et non Pelletier) né le 2 mai 1649 et décédé le 12 février 1729.
Références:
Au fil des jours, Sœurs du Bon Pasteur,
Éditions Anne Sigier, 2003.
Fifth Generation,
Neil J. Bouchard, 2003.
Le cas Nicolas Peltier, Saguenayensia, mars-avril 1965.
"Merci à M. Réginald Lavoie de m'avoir fait parvenir ce texte"
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